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avril 2015
avril 2015
Le Musée des Confluences est un musée lyonnais qui a ouvert ses portes en décembre 2014. Son nom vient du fait qu'il se situe dans la bout de la Presqu'ile de Lyon à l'endroit où se rencontre le Rhône et la Saône (sans parler des bretelles d'autoroute adjacentes) et de ses collections, reprises principalement du musée de sciences naturelles Guimet avec son fond d'Histoire des religions, d'animaux naturalisés et autres restes des collections coloniales.
Le bâtiment a déjà une sombre réputation dans la région, au vu des retards accumulés (environ 10 ans) et des dépassements de budgets multiples (environ 500%) qui se sont accumulés face à la construction d'un objet architectural compliqué (le plus facile pour se donner une idée, c'est de voir la visite virtuelle mise en lien) des autrichiens de Coop Himmelb(l)au sur un terrain de friches industrielles en bord de rivière.
Même plus de 3 mois après l'ouverture, il reste cependant une impression de "pas encore fini" au bâtiment vu que les jardins situés à l'arrière sont encore en chantier et une esplanade qui est encore en béton brut. Mais le bâtiment est très impressionnant avec ses différents creux et bosses qui laissent figurer des animaux fantastiques tout en métal et en verre.
Je ne sais pas s'il représente vraiment "l’infinie diversité des connaissances et la pluralité des vocations d’un espace mixte, un lieu de découverte, d’émerveillement, de partage des savoirs dédié à tous les publics.", mais c'est pas mal.
En ce qui concerne le contenu, on a le droit à un mixte entre des expositions permanentes et temporaires. Les expositions permanentes essaient de mettre en avant la diversité des cultures et des civilisations et les relations que l'espèce humaine a avec le reste de l'univers.
- Origines, les récits du monde: cette partie propose de remonter le temps, des hommes primitifs jusqu'au Big-Bang, avec en regard entre la cosmogonie de diverses cultures et ce que la Science peut nous dire pour chacune des périodes de l'évolution. C'est dans cette section qu'on peut voir pas mal de chouettes fossiles, notamment un squelette quasi-complet de Carmasaurus, du Placoderme et des ammonites en pagaille.
- Espèces, la maille du vivant: un espace qui essaie de représenter la multiplicité des espèces d'animaux face . On retrouve un chouette mur recouvert d'insectes colorés qui donnent un chouette effet artistique, ainsi qu'une étagère avec pleins d'oiseaux empaillés qui vont de l'autruche au colibri.
- Sociétés, le théâtre des Hommes: cette présentation est très orienté technologie, puisqu'on retrouve une accumulation d'objets techniques de provenance diverses, allant d'une série d'autocuiseurs à des masques de théâtre japonais du 14e siècle.
- Eternités, visions de l'au-delà: cette portion explore les différentes coutumes liées à la mort dans différentes cultures, avec de la momie égyptienne et péruvienne en passant par des objets de cérémonie africains.
Pour les expositions temporaires, elles ont l'air de fonctionner sur des cycles de 6 mois avec actuellement:
- Les trésors d'Emile Guimet: cette exposition retrace la vie et l'implication de Emile Guimet, industriel (fils de l'inventeur du bleu d'outremer de synthèse) et mécène, dans de nombreux domaines allant de la musique à l'ethnographie. Il a contribué à la création de deux musées, de journaux de publications scientifiques et s'est servi de sa fortune pour acheter en masse des objets en Egypte (c'était le 19e, c'était "permis") ou au Japon pour les donner à des musées pour qu'ils profitent au plus grand nombre.
- Dans la chambre des merveilles: une tentative de reconstitution d'un cabinet de curiosités avec une accumulation d'objets étonnants, entre des bouts d'animaux pris pour d'autres choses (narval/licorne), des trucs fabriqués pour impressionner les filles de l'époque (fausses sirènes) ou juste des animaux avec des formes bizarres (moutons siamois).
- A la conquête du Pole sud : cette exposition retrace la compétition qui opposa le Britannique Robert Scott au Norvégien Roald Amundsen pour être le premier à atteindre le Pole Sud géographique. On retrouve des comparaisons des différents choix faits par les deux équipes pour leur matériel (le triplet poney/moteur/homme contre les chiens pour tracter les traineaux, la laine contre la fourrure, etc) avec un grand nombre d'objets de l'époque (dont des raquettes pour poneys). Avec un récit jour par jour de l'avancée comparée des deux équipes vers leur but et le retour encore plus dur.
J'ai bien apprécié la visite, même si le musée est probablement trop dense pour tout regarder convenablement en une seule fois. J'ai cependant eu du mal (ma soeur aussi) avec l'éclairage de certaines salles qui rendaient difficiles la lecture des panneaux explicatifs et qui mettaient pas spécialement en valeur certains objets (mais bordel, qui a pensé que c'était une bonne idée d'éclairer avec des LEDs bleues un morceau de lapis-lazuli ?). Pareillement, je comprends l'intention de montrer cette fameuse diversité des cultures face à une thématique, mais ça fait vraiment bizarre de voir des oeuvres d'artistes Inuit contemporains en regard de momies égyptiennes. De même, une armure de samurai à coté d'un accélérateur de particules, ça pique un peu et ça donne un peu l'impression d'un gros fourre-tout bancal. Mais globalement, il y a beaucoup de choses jolies et intéressantes à voir dans ce musée.
La tarification est un poil agressive ( 9€ en normal, 0€ pour les jeunes, seniors et chômeurs ), mais je suppose que c'est dans une volonté d'ouverture au plus grand nombre.
Le bâtiment a déjà une sombre réputation dans la région, au vu des retards accumulés (environ 10 ans) et des dépassements de budgets multiples (environ 500%) qui se sont accumulés face à la construction d'un objet architectural compliqué (le plus facile pour se donner une idée, c'est de voir la visite virtuelle mise en lien) des autrichiens de Coop Himmelb(l)au sur un terrain de friches industrielles en bord de rivière.
Même plus de 3 mois après l'ouverture, il reste cependant une impression de "pas encore fini" au bâtiment vu que les jardins situés à l'arrière sont encore en chantier et une esplanade qui est encore en béton brut. Mais le bâtiment est très impressionnant avec ses différents creux et bosses qui laissent figurer des animaux fantastiques tout en métal et en verre.
Je ne sais pas s'il représente vraiment "l’infinie diversité des connaissances et la pluralité des vocations d’un espace mixte, un lieu de découverte, d’émerveillement, de partage des savoirs dédié à tous les publics.", mais c'est pas mal.
En ce qui concerne le contenu, on a le droit à un mixte entre des expositions permanentes et temporaires. Les expositions permanentes essaient de mettre en avant la diversité des cultures et des civilisations et les relations que l'espèce humaine a avec le reste de l'univers.
- Origines, les récits du monde: cette partie propose de remonter le temps, des hommes primitifs jusqu'au Big-Bang, avec en regard entre la cosmogonie de diverses cultures et ce que la Science peut nous dire pour chacune des périodes de l'évolution. C'est dans cette section qu'on peut voir pas mal de chouettes fossiles, notamment un squelette quasi-complet de Carmasaurus, du Placoderme et des ammonites en pagaille.
- Espèces, la maille du vivant: un espace qui essaie de représenter la multiplicité des espèces d'animaux face . On retrouve un chouette mur recouvert d'insectes colorés qui donnent un chouette effet artistique, ainsi qu'une étagère avec pleins d'oiseaux empaillés qui vont de l'autruche au colibri.
- Sociétés, le théâtre des Hommes: cette présentation est très orienté technologie, puisqu'on retrouve une accumulation d'objets techniques de provenance diverses, allant d'une série d'autocuiseurs à des masques de théâtre japonais du 14e siècle.
- Eternités, visions de l'au-delà: cette portion explore les différentes coutumes liées à la mort dans différentes cultures, avec de la momie égyptienne et péruvienne en passant par des objets de cérémonie africains.
Pour les expositions temporaires, elles ont l'air de fonctionner sur des cycles de 6 mois avec actuellement:
- Les trésors d'Emile Guimet: cette exposition retrace la vie et l'implication de Emile Guimet, industriel (fils de l'inventeur du bleu d'outremer de synthèse) et mécène, dans de nombreux domaines allant de la musique à l'ethnographie. Il a contribué à la création de deux musées, de journaux de publications scientifiques et s'est servi de sa fortune pour acheter en masse des objets en Egypte (c'était le 19e, c'était "permis") ou au Japon pour les donner à des musées pour qu'ils profitent au plus grand nombre.
- Dans la chambre des merveilles: une tentative de reconstitution d'un cabinet de curiosités avec une accumulation d'objets étonnants, entre des bouts d'animaux pris pour d'autres choses (narval/licorne), des trucs fabriqués pour impressionner les filles de l'époque (fausses sirènes) ou juste des animaux avec des formes bizarres (moutons siamois).
- A la conquête du Pole sud : cette exposition retrace la compétition qui opposa le Britannique Robert Scott au Norvégien Roald Amundsen pour être le premier à atteindre le Pole Sud géographique. On retrouve des comparaisons des différents choix faits par les deux équipes pour leur matériel (le triplet poney/moteur/homme contre les chiens pour tracter les traineaux, la laine contre la fourrure, etc) avec un grand nombre d'objets de l'époque (dont des raquettes pour poneys). Avec un récit jour par jour de l'avancée comparée des deux équipes vers leur but et le retour encore plus dur.
J'ai bien apprécié la visite, même si le musée est probablement trop dense pour tout regarder convenablement en une seule fois. J'ai cependant eu du mal (ma soeur aussi) avec l'éclairage de certaines salles qui rendaient difficiles la lecture des panneaux explicatifs et qui mettaient pas spécialement en valeur certains objets (mais bordel, qui a pensé que c'était une bonne idée d'éclairer avec des LEDs bleues un morceau de lapis-lazuli ?). Pareillement, je comprends l'intention de montrer cette fameuse diversité des cultures face à une thématique, mais ça fait vraiment bizarre de voir des oeuvres d'artistes Inuit contemporains en regard de momies égyptiennes. De même, une armure de samurai à coté d'un accélérateur de particules, ça pique un peu et ça donne un peu l'impression d'un gros fourre-tout bancal. Mais globalement, il y a beaucoup de choses jolies et intéressantes à voir dans ce musée.
La tarification est un poil agressive ( 9€ en normal, 0€ pour les jeunes, seniors et chômeurs ), mais je suppose que c'est dans une volonté d'ouverture au plus grand nombre.
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Je comprends pas trop, comment ça se passe au niveau de la singularité (a priori j'aime pas) en cas de pluie ?
Je crois qu'ils ont prévu le coup, il y avait une plaque transparente à mi-hauteur pour éviter que des trucs tombent dedans. Après je ne pourrais te dire si c'est effectivement étanche correctement, vu qu'il pleuvait pas quand j'y suis allé.
Mouais, après le contenu a l'air sympa, mais architecturalement ça semble un peu débile (voire moche ?).
Bah, c'est clairement un délire d'architectes avec des parties avec des noms bizarres ("le cristal", "le nuage", etc) et qui ont été super galères à construire. Mais bon c'est un peu le délire de tout le quartier de la Confluence (qu'ils sont en train de reconstruire) de faire des batiments avec des architectures singulières.
A voir comme ça je suis un peu rebuté par la scénographie trop encombrante par rapport aux objets (par exemple, c'est tout juste si les perchoirs ne sont pas plus gros que les oiseaux). Peut être que ça se ressent moins quand on est dedans. Par contre le délire d'architectes m'intéresse, si un jour je passe par Lyon j'irai y jeter un œil.






